La vie ésotérique de Jésus-Christ (eBook)
222 Seiten
Books on Demand (Verlag)
978-2-322-22942-0 (ISBN)
Ernest Bosc, connu aussi sous les pseudonymes de J. Marcus de Vèze, Jean Darlès et Ernest Bosc de Vèze (19 décembre 1837 à Nîmes - 1913), est un architecte et écrivain français. Il a écrit à la fin du xixe siècle et au début du suivant de nombreux ouvrages consacrés à l'ésotérisme, à la transmutation des métaux, la magie, la vie astrale, les miroirs magiques, ainsi qu'aux drogues. Il a collaboré aux divers périodiques créés par Papus, comme l'Initiation ou Le Voile d'Isis, Également il a contribué aussi entre autres avec Baron du Potet, Horace Pelletier, Fabre des Essarts, Jean Bricaud, Jules Giraud (Numa Pandorac)1, Paul Sédir, Stanislas de Guaïta, Joséphin Sar Péladan, et avec Lucien Chamuel, ainsi qu'à bien d'autres Journaux périodiques, tel que La Paix Universel, La Curiosité (1889-1924) avec la collaboration de Paul Sédir comme successeur et éditeur en chef.
CHAPITRE PREMIER :
DE LA PERSONNALITÉ DE JÉSUS. — JÉSUS ÉSOTÉRIQUE
C’est avec beaucoup de raison que l’on a dit qu’il fallait le recul du temps pour bien juger d’une époque ; a fortiori, dirons-nous, pour bien juger d’une Personnalité, surtout quand elle a occupé dans l’histoire, dans la philosophie et dans la religion une très grande situation, ce qui est bien dans le cas de N. S. Jésus-Christ.
La religion, celle-ci, appartient l’humanité, comme l’a fort bien dit Proudhon, et c’est pourquoi tout le monde a le droit d’en parler, ce qu’en aucun temps et sous aucun climat, le prêtre n’a voulu permettre.
« Je cherche les lois du juste, du bien et du vrai 24 ; ce n’est qu’à ce titre que je me permets d’interroger la religion. Elle appartient à l’humanité ; elle est le fruit de ses entrailles. A qui serait-elle méprisable ? Honorons en toute foi, en toute Église reconnue ou non reconnue par l’État, honorons jusque dans le Dieu qu’elle adore, la conscience humaine : gardons la charité, la paix avec les personnes à qui cette foi est chère. C’est notre devoir et je n’y manquerai pas. Mais la piété publique satisfaite, le système de la théologie appartient à ma critique ; la loi de l’État me l’abandonne ».
Ces idées de Proudhon sont fort justes et permettent de traiter la question, pouvons-nous dire, avec toute liberté d’action, il faut, du reste, pour la traiter, posséder une sorte d’intuition, de prescience et d’inspiration.
Proudhon nous dit que le système de la Théologie appartient à sa critique, mais nous devons ajouter que beaucoup d’auteurs ont voulu faire de la théologie, la Boussole de la science ; c’est là une grave erreur, car la théologie et la science sont des ennemies implacables. Aussi nous ne pouvons que partager absolument l’avis de M. Charles Naudin, l’honorable et regretté membre de l’Académie des sciences quand il dit 25 :
« Ce que je ne puis concéder, c’est que la théologie serve de flambeau à la science. Toutes deux sont légitimes, mais elles correspondent à des aspirations différentes ; toutes deux doivent rester indépendantes dans leurs allures, pour que leurs décisions fassent autorité.
« La théologie et la science ont toujours fait mauvais ménage et se sont nui mutuellement toutes les fois qu’on a voulu les enchaîner l’une à l’autre. Il y a entre elles incompatibilité d’humeur. Le propre de la science est la libre recherche dans toutes les voies accessibles à l’esprit humain, et tant qu’elle reste sur son domaine, toutes les audaces du libre penseur doivent lui être permises. Les erreurs, quand elle en commet, c’est à elle-même de les redresser et il n’est pas à craindre que ses erreurs s’éternisent dans un temps où toutes les théories sont discutées et contredites. Mais malgré leur antagonisme, qui est plus apparent que réel, la théologie et la science convergent à une même fin, qui est, si je ne me trompe, de résoudre le problème de la destinée humaine. »
Mettant à profit les idées qui précèdent, nous entrerons immédiatement dans le vif de notre sujet.
Et tout d’abord, la première pensée qui se présente à l’esprit est celle-ci : Jésus est-il Dieu ou bien n’est-il qu’un homme ?
Pour les uns, Jésus est Dieu, le fils de Dieu, la seconde personne de la Trinité !
Pour les autres, Jésus n’est qu’un homme, qu’une créature humaine ne comportant dans sa personne rien autre de divin, que n’en comporte tout le reste des humains.
Or, nous ne saurions partager complètement l’une ou l’autre de ces opinions.
Pour nous, Jésus est un être humain et Dieu à la fois, mais pas de la façon que le croit et l’admet l’Église catholique et avec elle le bon vulgaire.
Pour nous, Jésus est ce que l’on nomme dans la science hindoue un Nirmana-kaya, c’est-à-dire un être humain très avancé, très évolué qui, par une série d’existences, a atteint le Nirvâna, mais qui n’a pas voulu user de la haute situation que lui a mérité son Karma, pour être utile à ses frères en humanité, qui a voulu les aider à racheter leurs fautes par une expiation imméritée. C’est là le sacrifice sublime fait par Jésus pour le bonheur, pour l’avancement et le plus grand progrès de ses Frères terriens.
Le sacrifice par lui une fois accepté, il se réincarne sur la terre et là, il oublie sa grande Personnalité, sa qualité de Nirmanakaya (une sorte de Divinité) pour ne rester qu’un simple humain comme tous ses frères en humanité. Et c’est ceci, qui explique son beau rôle envers l’humanité, de même que le mérite de ses souffrances.
Avant de poursuivre cette thèse, nous parlerons de la question de la réincarnation de Jésus. Bien des personnes se sont demandé et se demandent journellement, si le Christ a été soumis à la Loi de la réincarnation, puisque ce n’était qu’un être humain et non un Dieu ?
Comme dans toutes les graves questions les uns sont pour la réincarnation, les autres s’inscrivent contre elle. Parmi ceux-ci, nous devons mentionner l’opinion de Roustaing dans son ouvrage intitulé : Les Quatre Évangiles, « la Vie médiani-mique dictée, dit l’auteur, par ceux qui ont préparé la mission terrestre de Jésus et qui ont participé à son accomplissement » (Mathieu, Marc, Luc et Jean).
Nos lecteurs sont évidemment libres de ne point ajouter foi à cette hypothèse.
« Jésus, y dit-on, était et est infaillible, comme étant en rapport direct et constant avec Dieu. Sa pureté parfaite lui permettait d’approcher du centre de toute pureté ; il était et il est son Verbe auprès de nous, en ce sens qu’il était et qu’il est, et par, et pour son Dieu et votre Dieu son père, votre maître. »
Pour bien comprendre ce terme infaillible que Roustaing applique à Jésus, nous mentionnerons ce qu’il écrit à ce sujet :
« Les Esprits, dit-il, qui, dociles aux esprits chargés de les conduire, de les développer, ne faillissent point, continuent à progresser à l’état fluidique. »
Ceci est généralement admis par tous les occultistes réincarnationistes.
Dès lors, d’après Roustaing, pas d’incarnation pour ceux-là et partant pas de réincarnation, et d’après cet auteur Jésus aurait été de ceux-là.
Nous n’hésitons pas à nous inscrire en faux contre une pareille thèse. — Jésus, en effet, avait fini, en tant qu’humain, la série de ses existences, quand il est venu accomplir bénévolement, volontairement sa mission angélique ; il était, suivant la philosophie bouddhique, nous l’avons déjà dit, un Nirmanakaya, c’est-à-dire un Saint ayant atteint le Nirvâna, et il a sacrifié sans regret, sans aucune hésitation, cet état de béatitude, auquel il avait droit pour venir instruire ses frères et améliorer leur sort, comme nous l’avons dit précédemment. Or, si nous admettions la thèse catholique : Jésus est Dieu, Fils de Dieu ; dans ce cas où serait son mérite ?
Sa personnalité divine lui permettant de supprimer toute douleur, toute souffrance, Jésus, dans sa Passion, n’aurait rien, absolument rien souffert, il aurait donc joué une infâme comédie, ce qu’admet Renan l’athée, ce qui est de toute impossibilité, ce qui est absolument inadmissible ; et c’est cependant ce qu’ad-mettent implicitement certains écrivains catholiques ! Tandis qu’au contraire, Jésus n’étant qu’un homme, un simple humain (dès lors, rien de ce qui est humain ne lui est étranger), il éprouve donc la joie, les tristesses, la douleur, les humiliations et les souffrances de tous genres. Rien ne lui est épargné ; au contraire, sa nature sensitive, hautement sensitive, lui fait éprouver une plus grande acuité de sensation. S’il résiste aux tentations, il en a tout le mérite ; s’il porte sa croix, il en souffre, il en supporte le...
| Erscheint lt. Verlag | 7.1.2021 |
|---|---|
| Reihe/Serie | théosophie et anthroposophie |
| Sprache | französisch |
| Themenwelt | Geisteswissenschaften ► Religion / Theologie |
| Schlagworte | anthroposophie spirituelle • Ésotérisme et Paranormal • Exploration ésotérique • Kabbale, gnose et occultisme • mysticisme chrétien • ouvrages de référence sur l'ésotérisme et le paranormal • théosophie • théosophie et Jésus • vie cachée de Jésus • Wicca, sorcellerie et paganisme |
| ISBN-10 | 2-322-22942-3 / 2322229423 |
| ISBN-13 | 978-2-322-22942-0 / 9782322229420 |
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